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Des amis en terre nouvelle
Les amis sont essentiels. En 1605, les pionniers français qui venaient de survivre à un hiver canadien particulièrement pénible avaient besoin d’amis plus que quiconque. Près de la moitié des colons sont morts du froid et de la famine dans leur premier établissement en Acadie, sur l’île Sainte-Croix. Au printemps suivant, les survivants ont quitté l’île dans l’espoir de trouver un meilleur endroit, traversant la baie de Fundy pour atteindre la Nouvelle‑Écosse où ils ont construit Port-Royal.
Ces pionniers français ignoraient comment se préparer aux rudes hivers canadiens. Ils avaient besoin d’aide. Mais à Port-Royal, ils ont trouvé des amis qui leur ont montré des raquettes et des toboggans, des plantes médicinales ainsi que les meilleurs endroits où chasser. Ces amis étaient des Mi’kmaq, accompagnés de leur chef, Membertou.
Membertou était un vieux sage qui, selon les dires de certains, avait 100 ans. L’un des pionniers l’a décrit comme « le plus grand, le plus réputé et le plus formidable » des Autochtones. Plutôt que de sentir la menace des nouveaux arrivants sur son territoire, le chef a choisi de s’en faire des amis, ce qui lui a valu l’avantage de commercer avec les Européens, tandis que ceux-ci apprenaient les techniques de survie.
Membertou est demeuré loyal envers les pionniers acadiens pendant de longues années. Ils lui ont même demandé, en 1607, de surveiller Port-Royal en leur absence après avoir été rappelés en France pour quelque temps. À leur retour trois années plus tard, leur établissement les attendait, inchangé, grâce à leur ami.
Le 26 juillet 2007, Postes Canada a rendu un hommage philatélique à Membertou, ami des Acadiens, par l’émission d’un timbre au tarif du régime intérieur (52 ¢), le quatrième d’une série de cinq soulignant le 400e anniversaire du peuplement français au Canada. |
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