Le 17 mars 2006
(Traduction d'une lettre à l'éditeur du National Post)
Madame, Monsieur,
J'aimerais apporter quelques observations sur l'article intitulé « Postal workers deliver ultimatum » (Les employés des postes lancent un ultimatum), publié dans l'édition du 16 mars de votre quotidien. L'article rapportait que le Syndicat des travailleurs et travailleuses des postes (STTP) lancerait une initiative baptisée « Opération transparence » et aurait recours à la désobéissance civile, à la manière de Mahatma Gandhi et du mouvement pour la défense des droits civiques américains, afin d'obtenir de l'information quant aux projets futurs de Postes Canada en ce qui a trait à son réseau.
Franchement, nous en sommes estomaqués.
Les employés de Postes Canada sont bien payés; ils profitent d'excellents avantages sociaux, en plus de jouir d'une sécurité d'emploi absolue et d'un régime de retraite entièrement indexé. Nous n'arrivons pas à comprendre, donc, comment cette menace de désobéissance civile peut se comparer aux luttes qui ont marqué ces grands mouvements de justice sociale.
Voici les faits :
- Comme toute grande entreprise prospère, Postes Canada a apporté des changements à son réseau et à son fonctionnement au cours des 15 dernières années, en tenant compte des transformations du marché et du besoin de traiter le courrier plus efficacement. Nos efforts d'amélioration et de modernisation ont fait en sorte que nous livrons le courrier à temps 96 % du temps et nous inscrivons des profits depuis plus de 10 ans maintenant.
- En ce qui a trait au courrier à l'Établissement de traitement des lettres de la ville de Québec, nous avons donné au STTP, à nos employés et à nos clients plus de deux années d'avis quant à la fermeture de cette installation. Jusqu'à maintenant, nous avons rencontré le STTP plus de quatorze fois sur cette question, et nous prévoyons le faire encore cette semaine et la semaine prochaine.
- Tous ces changements sont réalisés conformément aux dispositions de la convention collective.
- Et ce qui importe encore plus, aucun employé régulier à plein temps ou à temps partiel ne perdra son emploi. Les changements seront réalisés sur une période de deux années afin de profiter du nombre plus élevé de départs à la retraite dans la ville de Québec.
Postes Canada est une entreprise et doit donc se moderniser et améliorer son exploitation si elle veut demeurer concurrentielle et prospère. Nous le devons à notre actionnaire, nous le devons à nos clients et nous le devons à tous les Canadiens. Mais d'abord et avant tout, nous le devons à nos employés qui comptent sur notre prospérité continue afin de protéger leur sécurité d'emploi, leur régime de retraite entièrement indexé et une rémunération et des avantages sociaux très concurrentiels.
Veuillez agréer mes sincères salutations.
Mary Traversy
Première vice-présidente
Engagement des employés
Postes Canada
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